(écrit en 2017)
Quand le manque de toi se fait trop fort, trop bruyant, trop pesant, trop irrespirable, quand ma peau brûle de ton absence, quand mon coeur perd son souffle et s’épuise, quand tes derniers mots atteignent ma tête tels des jets de pierres et déchirent mon ventre tels des coups de poignard, quand mes souvenirs de tes rires brûlent mes yeux, je pars voir la mer, je m’allonge, je m’offre au soleil, j’abaisse doucement mes paupières et je laisse le ciel me recouvrir du linceul blanc de ton oubli.
(Cris Broutin)