Toi mon ami l’été, dis quand reviendras-tu
Dis, au moins le sais-tu
Sais-tu que tout ce temps perdu…..
Reviens fleurir mon jardin, embaumer ma maison de ces odeurs sucrées et épicées.
Reviens ouvrir grand les fenêtres, entre encore au rythme d’une farandole avec la lune qui nous rejoindra le soir et au dessus de mon toit fera sa folle.
Ramène ces enfants qui rempliront ma maison de leurs rires.
Reviens séduire la mer pour qu’elle entre en pâmoison et en devienne turquoise de désir.
Reviens avec ton ami le soleil qui chaque année ambre mon corps tout entier, transforme mon regard bleu et mon sourire béat, me donnant une beauté éphémère qui m’aidera à exister.
Je suis seule sans toi, j’ai froid sans toi, mes pensées sont grises, mes nuits sont blanches et douloureuses, mes doigts sur mon clavier sont gelés, mon sourire s’est figé, ma respiration vit au ralenti, mon cœur s’est rétréci, comme endormi.
Je pense à toi, à cette enfant dont j’attends le retour en silence qui revient toujours m’éclabousser le cœur de tous ses éclats de joie que je regarde courir au bord de l’eau s’agitant à en perdre la raison à la recherche de précieux coquillages comme un trésor qu’elle brandira en hurlant, croquant la vie à pleines dents de la hauteur de son si jeune âge, découvrant tout et s’enivrant de tout.
Toi mon ami l’été si tu ne reviens pas très vite à mes côtés, jusqu’au bout du monde, par delà l’horizon j’irai te chercher pour que plus jamais sans toi je ne me sente exilée.
(Cris Broutin)